Waitomo caves et les glowworms

Nous continuons d’en apprendre tous les jours sur ce qu’il se passe sous nos pieds dans ce pays particulièrement riche qu’est la Nouvelle Zélande : cap sur la région de Waitomo, ce qui signifie « là où l’eau entre » en langue Maori.

A l’extérieur, nous découvrons un paysage karstique façonné par les éruptions volcaniques qui ont adouci le paysage, recouvrant de cendres les formations calcaires, où la végétation a pu se faire une place de choix.

Tremblements de terre et écoulements des eaux viennent donner du relief. Grâce à ces derniers, nous découvrons tout un réseau d’avens (dépressions formées par les écoulements), gorges, et surtout grottes mystérieuses. Pour nos explorations du jour, c’est cette fois sous terre que nous nous rendons donc. Nous observons tout d’abord dans une grotte sombre les innombrables stalactites et stalagmites : l’eau s’infiltre à travers les fissures de la roche. Elle dissout une partie des dépôts calcaires. Des cristaux de carbonate de calcium se forment alors au contact avec les parois (sol ou plafond) de la grotte.

Dans la seconde grotte, nous nous munissons de casque (pour le plus grand plaisir d’un petit bonhomme…), afin d’avoir le privilège, au fin fond d’un étroit dédale, d’observer les milliards de vers luisant qui y ont élu domicile.

Lorsqu’on lève les yeux, on a le sentiment irréel d’être sous la voûte étoilée (Théotime ne s’y est pas trompé lui, il s’est endormi quelques minutes après !).

C’est exactement l’effet recherché par ces petites bêtes fort intelligentes pour de simples moucherons encore à l’état de larves. Leur lumière (ou pour être plus précis le phénomène de bio-luminescence) ne leur demande que très peu d’énergie, produite par l’effet composé de la luciférine (molécule organique) et d’une enzyme, la luciférase. Après oxydation de la luciférine, celle-ci se met à briller d’une petite lumière bleue et froide, tout à fait hypnotique.

Les insectes venus de l’extérieur (généralement suivant la fraicheur d’un courant d’eau), perdus dans l’obscurité, croient avoir enfin atteint le ciel étoilé… Et se retrouvent pris au piège dans les nombreux filaments tendus par les vers, qui se feront ensuite un plaisir de les déguster…

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