11. Inde

Kumarakom (16/11 au 18/11/2018)

Pour la dernière étape de notre voyage indien, nous nous rendons à Kumarakom : notre hôtel est situé juste sur le lac, avec des petits canaux sur lesquels on peut naviguer soi-même : avec Théotime on se fait un plaisir d’aller « pêcher », même sous la pluie qui a fini par s’abattre sur nous… Nous sommes accueillis comme partout avec de magnifiques sourires, et une gentillesse légendaire avec les enfants ! Lisandre a même le droit à sa petite marque de bienvenue sur le front ! Le lendemain nous partons pour une balade de 2h en bateau dans les backwaters. L’occasion de saisir au vol des scènes de vie quotidienne encore et de magnifiques oiseaux. Les inondations ont été sérieuses ici aussi, les rizières enfouies sous 3m d’eau ! D’après ce que nous comprenons les populations ont quitté leur habitat le temps de l’inondation.

Il est temps ensuite de quitter le papa d’Amélie et sa compagne qui repartent pour la France, tandis que nous continuons notre périple vers notre dernier pays, le Sri Lanka !


Periyar (14/11 au 16/11/2018)

Nous poursuivons notre découverte du Kerala en direction de Periyar. Devant notre hôtel s’ébattent une multitude de singes noirs, espèce endémique à la région. A l’aube, nous partons dans le parc afin de tenter d’observer les éléphants sauvages. Nous n’en verrons malheureusement que les traces, car ils se font timides; c’est d’autant plus émouvant de les savoir indomptés, vivant au rythme de la nature. Nous trouvons également les traces de griffes d’un tigre. Ils sont environ 50 dans le parc mais très difficiles à voir car ils peuvent parcourir jusqu’à 30kms par jour… autant d’espace dont ils ont besoin pour vivre.

Grâce à notre guide nous réussissons à observer de nombreux oiseaux, que nous n’aurons malheureusement pas en photo faute d’avoir un zoom assez puissant.

L’après-midi, direction une petite boutique à la découverte des sarees. Le travail effectué par les couturières est magnifique, et nous apprenons comment porter ces grandes étoffes multicolores comme les femmes que nous croisons tous les jours dans les rues. Enfin, première tentative de massage ayurvedique : pour les indiens, le massage fait partie intégrante de leurs rituels santé. Il est nécessaire de prendre soin de son corps aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.

Lisandre observe tout cela depuis son porte bébé. Théotime n’apprécie pas toujours les gestes parfois un peu brusques à son égard, frottement de tête ou de visage… il reste assez distant, sauf lorsqu’il se voit offrir un de ces minuscules bonbons emballés individuellement et qui nous suivent depuis notre arrivée en Asie. Notre petit bonhomme se montre d’ailleurs très doué pour trouver ces petits bonbons un peu partout (au sol, dans les offrandes, dans le sable…)!


Munnar (12/11 au 14/11/2018)

Après 5h de route tortueuse, nous arrivons dans la brume à Munnar, à 1500m d’altitude. Le lendemain matin, le brouillard s’est levé pour laisser place à de sublimes paysages de plantation de thé. Nous partons randonner dans les collines plantées d’eucalyptus et de buissons de thé, au son des « tchac tchac » des cueilleuses. Leur système est astucieux : une cisaille avec une poche qui permet de recueillir les feuilles. Seules les jeunes pousses du dessus sont cueillies. Les buissons sont taillés à raz régulièrement afin de permettre la repousse et de nouvelles jeunes pousses. Sur les feuilles cueillies, la partie la plus fine en haut de la branche servira pour le thé blanc. Le thé vert et le thé noir proviennent de la partie inférieure des petites branches.

Direction ensuite le musée du thé afin d’observer les différentes étapes de fabrication. Les feuilles sont séchées puis broyées 3 fois, avant d’être séchées de nouveau à haute température, et oxydées pour le thé noir. Le processus nous rappelle celui du café que nous avions pu observer au Costa Rica.

Nous observons de très importants glissements de terrain, témoins des pluies diluviennes qui se sont abattues sur le pays il y a quelques mois. De nombreuses routes et maisons ont été emportées. A l’heure où nous passons nous voyons les hommes reconstruire pierre après pierre les murets, travail de fourmi avec les moyens du bord…

C’est aussi à Munnar que nous faisons incontestablement le meilleur repas de tout notre voyage : la nourriture indienne remporte le top 1 pour sa qualité et sa diversité. En 14 jours d’Inde nous n’avons pas été lassés une seule fois ! Mention spéciale pour les Kerala Paratha, des galettes à base de farine et d’eau tout simplement, ainsi que les Gulab Jamun, de petites boulettes faites avec de la poudre de lait et trempant dans un sirop à l’eau de rose… un délice !


Fort Kochi (09/11 au 12/11/2018)

Pour quelques jours, nos pas nous emmènent à Fort Kochi, où nous retrouvons le papa d’Amélie et sa compagne pour 8 jours de balade dans le Kerala.

Le voyage prend un autre rythme à 6, et une autre tournure pour nous avec la présence d’un chauffeur pour nos déplacements, quel luxe pour cette première découverte de l’Inde !

Nous visitons la ville qui est très agréable et se parcoure facilement à pied. Au programme, le port et sa « plage », en fait une poubelle à ciel ouvert… pendant que lesdites poubelles restent désespérément vides…! On reste en admiration devant les filets de pêche chinois, un travail très physique mais qui permet une pêche productive, ainsi que des photos type carte postale. Découverte du quartier Juif et de sa belle synagogue où chacun des 1000 carrelages au sol porte un dessin différent. Visite du lavoir où encore bon nombre de linge est lavé à la main puis séché au soleil… le soir nous avons la chance d’assister à un spectacle de Kathakali. Deux hommes frappent des percussions, un autre des cymbales en même temps qu’il chante une histoire. Pendant ce temps, les danseurs interprètent cette histoire à travers une série de gestes et mouvements complexes : chaque posture, chaque expression du visage ou roulement des yeux correspond à un mot ! Les costumes sont impressionnants, le maquillage est fait à l’aide de matériaux naturels et d’huile de coco. Théotime est très impressionné et observe avec ravissement les couleurs et les mouvements.

Nous faisons également la rencontre de Sophie, française qui a créé une association afin de permettre aux femmes un logement, une protection de santé et la scolarité de leurs enfants. Dans leur petit atelier que nous visitons, des indiennes adorables confectionnent à l’aide de tissus multicolores de petits objets et vêtements destinés à la vente. Une rencontre pleine de générosité qui rajoute encore à la belle énergie que l’on ressent à Fort Kochi.


Marari Beach & Alleppey (06/11 au 09/11/2018)

Fraîchement débarqués à Kochi, au Sud de l’Inde, nous sautons dans un bus local direction Marari où nous avons projeté de passer 2 jours pour commencer notre découverte du pays. Bien motivés par nos voyages précédents, nous nous rendons confiants à la gare des bus… pour nous retrouver à héler les chauffeurs et les passagers espérant trouver le bon bus ! Les indiens font pareil ce qui nous rassure. A l’intérieur, on se serre comme des sardines. On transpire avec nos habits couvrants : ici pas question de se mettre en short ! Dehors, c’est une débauche de saris multicolores, de stands pleins de fruits, de bric à brac, vélos, rickshaw (le tuk tuk local)… le spectacle est fascinant ! 2 bus et quelques centimes plus tard nous voilà à Marari beach. Devant nous, l’océan Indien, à des milliers de kilomètres, l’Afrique ! Le soir, nous nous retrouvons complètement seuls devant la maison d’un indien adorable qui nous cuisine un curry délicieux : un grand plat de riz et 4 ou 5 petits accompagnements dans lesquels on pioche joyeusement. Théotime se régale de chapathis et de bananes. Le lendemain, journée plage. Le long de la berge, près des bateaux, détritus et étrons en pagaille : pour les pêcheurs, la plage est à la fois leur poubelle et leurs toilettes… Petit à petit nous prenons nos marques dans ce pays si dépaysant ! Il faut également s’habituer au dodelinement de la tête qui veut en fait dire « oui » (mais ressemble à notre « non » français, vous suivez ?), et à l’accent à couper au couteau ! Nos deux petits sont nos passeports sourires : on adore voir les visages s’illuminer quand ils voient Théotime leur faire coucou ou Lisandre dans son porte bébé !

Nous descendons encore un peu jusqu’à Alleppey afin de rejoindre notre houseboat sur lequel nous passerons la journée et la nuit : c’est un bateau, avec tressée autour une coque en osier, et dans lequel on mange et dort. Nous passons une journée magnifique au fil de l’eau, à attraper au vol de petites scènes de vie quotidienne, ou à encourager les pagayeurs qui s’entraînent pour les courses de dragon boat qui auront lieux le surlendemain. Le soir, nous nous baladons dans le village où nous avons fait escale pour la nuit. C’est pauvre, mais les maisons restent propres, les jardins de terre balayés, les habitants actifs pour entretenir leur parcelle de terrain. Nous n’avons pas vu cela partout en Asie ! Clairement, nous sommes tout de même dans une région « riche » de l’Inde en comparaison…

Aux nez et à la barbe des rickshaws qui nous proposaient des prix indécents, nous nous jetons de nouveau dans les bus en criant « Kochi ? Kochi ?? », les indiens se serrent, se poussent, et c’est reparti pour 1h30 bien entassés avec nos sacs et nos enfants, afin de retourner sur Fort Kochi où un petit bout de France bien courageux vient nous retrouver pour une semaine à partager dans notre voyage !

La suite de nos aventures à 6 donc à venir…